Malgré les pressions de l’administration, le café littéraire de Béjaïa aura lieu. Les organisateurs de la manifestation ont invité Saïd Sadi pour parler de son dernier livre intitulé « Chérif Kheddam, le chemin du devoir ».

Pour marquer leur consternation face aux blocages de l’administration, les organisateurs de la manifestation ont décidé d’organiser, jeudi, un rassemblement au centre-ville de Béjaïa pour que « plus jamais, une autorisation ne sera exigée » pour les activités culturelles.

«En nous imposant de quémander une autorisation pour s’exprimer, le pouvoir veut nous apprendre à emprunter les chemins de la soumission et nous y complaire à jamais en devenant des complices indirects de la politique de domestication de la société », indique, en effet, le collectif qui organise le café littéraire dans un communiqué.

Les mêmes responsables comptent réclamer «la suppression du système des autorisations soumises à une institution politique (…) ce qui ouvre la porte à toutes les dérives et abus de pouvoir » Ils réclament l’instauration du simple « système déclaratif » et exigent le « respect de l’autonomie des associations et l’arrêt du chantage administratif et financier » ou encore « l’arrêt des pressions et intimidations exercées par les services de sécurité sur les associations et les responsables des organismes culturels ou autres ».

La conférence de Saïd Sadi aura lieu donc jeudi prochain au niveau de la maison de la Culture de Béjaïa. L’administration de la wilaya a exigé une « autorisation » pour la tenue de la conférence. Ce que les organisateurs rejettent.