Les travailleurs et journalistes du quotidien francophone, la Tribune, sont dans le flou total. Deux actionnaires du journal ont introduit une action en référé pour « fermer » la publication pour « défaut de paiement ». Après un court moment d’abattement, les journalistes et responsables du journal ont décidé de continuer à sortir. En fin de journée, ils ont reçu un soutien de taille : la veuve et les enfants de Kheireddine Ameyar, actionnaires majoritaires, s’opposent à cette décision.

Le collectif de la Tribune « refuse  une telle mise à mort du journal et appelle tous les responsables, à tous les niveaux et ayant la moindre once de pouvoir décisionnel, à réagir pour trouver une ou des solution(s) – un échéancier pour le paiement des dettes par exemple- qui permettraient au journal de continuer à jouer son rôle de média et de vecteur d’information », indique un communiqué des travailleurs du journal. De leur coté, les héritiers de l’ancien directeur, Kheiredine Ameyar, ont publié un communiqué dans lequel ils qualifient la décision des « actionnaires minoritaires » d’illégale et expriment « leur entière » solidarité avec les salariés du journal.

Comme la majeure partie des journaux qui s’alimentent avec de la publicité publique, la Tribune connaît des difficultés financières. La perte de son ancien directeur, Hassen Bachir-Chérif, disparu il y a deux mois, a aggravé la situation.