Jour après jour, les autorités algériennes resserrent l’étau sur les importations pour économiser les devises qui restent encore dans les caisses. Crise financière oblige, le gouvernement vient de bloquer l’importation de plusieurs produits. Après les pizzas, le ketchup, la mayonnaise, le chocolat ou les meubles, ce sont, désormais, les tapis que les Algériens ne peuvent plus importer. 

En effet, le 3 août dernier, une note officielle de l’Association professionnelle des banques et des établissements financiers (Abef) demande aux banques algériennes de suspendre tous les domiciliations des opérations d’importation de divers tapis.

Dorénavant, il n’est plus possible d’importer en Algérie des tapis de pied, des tapis muraux, des tapis anglais dit Axminster ou les tapis dits Kilim ou les tapis Soumak originaires de l’Iran et de la Turquie. Les tapis en coton sont également concernés par cette interdiction d’importation.

Tapis de sol polypropylène et les tapis pour véhicules automobiles figurent aussi sur cette liste inédite destinée à rationaliser les dépenses en devises de l’Algérie. Les tapis en laine et les tapis faits à la main n’ont pas échappé à cette mesure radicale qui va ne manquera pas de bouleverser le marché du textile algérien. Va-t-elle, pour autant, soulager la production nationale et relancer l’industrie du tapis algérien ?