C’est une nouvelle qui va mettre du baume au coeur des producteurs algériens des produits en plastiques. Les autorités algériennes viennent de suspendre officiellement l’importation depuis l’étranger de plusieurs produits finis en plastique. 

Algériepart s’est procuré une note datant du 3 août dernier où les banques algériennes sont instruites de ne plus autoriser les importations des sacs à ordure, verres et tasses en plastique, boites, casiers et caisses, plateaux en plastique, couteaux, fourchettes et cuillères en plastique, sacs à emballage pour produits alimentaires, etc. Algériepart vous dévoile la liste complète de tous ces produits interdits à l’importation.

Il est à noter enfin que l’industrie du plastique en Algérie a longtemps souffert de la concurrence des produits étrangers importés à bas coût. Et pourtant, l’Algérie était considéré en 2014 comme le quatrième importateur mondial en Afrique des technologies du plastique, de l’emballage et de l’impression.

En 2011,  il a été recensé en Algérie 12.000 entreprises privées activant dans la filière du plastique se situerait  entre 600.000 et 900.000 tonnes/an. Ces entreprises n’ont jamais réussi à exploiter le potentiel du marché national. A contrario, le Maroc compte dans son tissu industriel 500 entreprises de transformation de plastique dont 95% sont des PME/PMI qui transforment 400.000 tonnes de plastique annuellement. La Tunisie qui s’est spécialisée dans les plastiques techniques, compte, elle aussi, 420 unités industrielles dont 25 ont été créées en partenariat avec les Français.

Il faut savoir que 15 parmi ces unités sont des entreprises exportatrices. La Tunisie exporte des produits finis tels que les articles d’emballages, les sachets, les sacs, les polyéthylènes destinés à l’agriculture, les polystyrènes. L’Algérie devra donc redoubler d’efforts pour concurrencer ses voisins.