En Algérie, “le système algérien est plus solide qu’il n’y paraît”. C’est avec ces mots que le sénateur français et vice-président de la Commission des Affaires Européennes,  Simon Sutour, a répondu aux interrogations des autres membres du sénat français qui ont consulté le rapport détaillé portant sur la politique du voisinage de l’Union Européenne : le cas de l’Algérie. 

Lors de sa tournée en Algérie, Simon Sutour a fait remarquer qu’il a “rencontré, sur place, des cadres de grande qualité”.  “La génération qui est au pouvoir est, il est vrai,
encore issue de l’indépendance. C’est le cas du président du Conseil de la nation – l’équivalent de notre Sénat – et de celui de l’Assemblée nationale populaire, que j’ai rencontrés, et qui m’ont surpris par leur solidité, leur compétence. Le système est plus solide qu’il n’y paraît. Le président n’est  pas seul. Il est à la tête d’une structure institutionnelle qui fonctionne”, analyse encore ce haut responsable européen qui invitent ses collèges à “sortir de la caricature” car “tout n’est pas figé” en Algérie.

Simon Sutour a déploré enfin l’impact très négatif de l’échec de la construction du Maghreb.  “Il est dommage, effectivement, que le Maghreb ne soit pas intégré et que la frontière entre le Maroc et l’Algérie soit fermée”, a-t-il indiqué dans ses remarques.

“L’Algérie n’a pas de problème avec la Tunisie, les relations sont nombreuses, quelque 1,5 million de touristes algériens se rendent en Tunisie chaque année. Avec le Maroc, la rivalité est ancienne et bute, vous le savez, sur le conflit du Sahara occidental”, reconnaît-il en dernier lieu.