C’est un chiffre qui dévoile une vérité amère. Les migrants algériens en situation irrégulière dans les pays européens sont prêts à tout pour ne pas retourner dans leur pays natal. 

Un rapport rédigé par des sénateurs français pour le compte de la Commission des Affaires Européennes révèle que “le taux de retour effectif de migrants algériens en situation irrégulière est assez faible : 24,2 % en 2015, soit 3 900 retours effectifs sur les
16 065 décisions de renvoi”, explique cette source. “Si cinq pays de l’Union ont signé des accords bilatéraux dans ce domaine, l’Union européenne n’en dispose pas. Le dernier conseil d’association n’a pas permis d’avancer sur ce sujet”, indique ce même rapport d’après lequel “l’Union européenne propose aujourd’hui le lancement d’un dialogue formel de haut niveau sur les questions de migration et de mobilité à partir de septembre
2017”.

Cependant, “l’Algérie se montre plus réservée et propose un dialogue informel”. “Les autorités algériennes rejettent tout traitement sécuritaire des migrations et préconisent une action contre les causes profondes des départs, à mener dans les pays d’origine et en faveur du développement”, note les rédacteurs de ce rapport qui fournit une analyse approfondie de la situation économique, politique et sociale de l’Algérie d’aujourd’hui.

Ce même rapport nous apprend que l’Algérie figure parmi les 7 premiers pays bénéficiaires des visas Schengen.