C’est une opération qui va soulager des milliers de jeunes Algériens. L’armée algérienne va procéder à la régularisation de la situation vis-à-vis du Service National des citoyens nés entre 1er janvier 1985 et 31 décembre 1987. Sauf que tous les jeunes algériens ne sont pas concernés par cette mesure exceptionnelle. En effet, l’armée refuse d’accorder cet avantage aux médecins, pharmaciens et dentistes. 

Les jeune algériens qui ont achevé leurs études dans ces spécialités médicales ne seront pas concernés par les exemptions du service militaire. C’est en tout cas ce que souligne ce document officiel communiqué par le ministère de la Défense. Cette catégorie des jeunes algériens restera donc toujours soumise aux obligations du service national. Ce qui suscite la colère des diplômés en spécialités médicales qui dénoncent une véritable injustice. “Pourquoi sommes-nous toujours exclus de cette régularisation ?”

Cette question revient sur toutes les lèvres de nos futurs médecins, dentistes ou pharmaciens. De son côté, le ministère de la Défense ne procède à aucune remise en cause. Officiellement, l’armée affirme avoir toujours besoin des compétences de ces jeunes algériens.

Ces derniers sont soumis également aux dispositions du service civil qui varie entre 1 et 4 ans. En effet, les médecins spécialistes et certains pharmaciens spécialistes doivent travailler entre une année et 4 ans dans des structures publiques réparties à travers le territoire national. En plus de cette obligation, au cours de laquelle ils perçoivent, néanmoins, un salaire moyen de près de 70 mille Da en tant que fonctionnaire, nos médecins spécialistes restent soumis au service militaire.

Au cours de leur prise de fonction dans le cadre du service civil, ils ne bénéficient que d’un sursis de 6 mois renouvelable deux fois et qui ne peut dépasser la durée d’un an. Au-delà de ce délai, nos médecins deviennent des “insoumis” et sont recherchés par les gendarmes lors des contrôles routiers.

Cette situation est vécue comme une véritable humiliation par les médecins algériens qui s’estiment lésés et injustement traités. “Nous avons que des devoirs et aucun droit”, s’insurgent de nombreux étudiants en médecine interrogés par Algériepart.

 

Il faut savoir qu’effectivement, une circulaire interne au ministère de la Défense Nationale est adressée aux chefs des bureaux de recrutements excluant le corps médical et para-médical des dispositifs de régularisation du service militaire. Ils se retrouvent, ainsi, facilement classés dans la catégorie des “insoumis”. Pour la plupart de nos médecins, il s’agit-là d’une discrimination qui fait mal, très mal.
Et pourtant,  la constitution algérienne dans son article 39 garantit les mêmes devoirs et droits sans distinction. Le service civil était une obligation pour de nombreux métiers et professions. Aujourd’hui, il n’est imposé uniquement qu’aux médecins spécialistes qui doivent subir, en plus, les 12 mois de la caserne dans le cadre du service militaire. C’est dire enfin que les misères de nos médecins risquent de durer encore longtemps.