Le 5e mandat d’Abdelaziz Bouteflika n’est pas une utopie ou un cauchemar qui ne réalisera jamais. Un très sérieux rapport du Sénat français a affirmé que l’hypothèse d’un 5e mandat de Bouteflika est totalement envisageable. 

« Abdelaziz Bouteflika, âgé de 80 ans, dispose d’une réelle légitimité, acquise notamment à l’issue de la décennie noire. L’hypothèse d’une candidature à un cinquième mandat en 2019 n’apparaît, d’ailleurs, pas exclue », a souligné ce rapport dirigé par le sénateur français Simon SUTOUR au nom de la commission des affaires européennes.

Selon l’équipe dirigée par ce sénateur français, qui est le vice-Président de la commission des affaires européennes, En Algérie, « il n’existe pas de réelle pression populaire en faveur d’une évolution du régime, en dépit de l’impression de sclérose que peut dégager le pouvoir en place ». « Cet attentisme relève pour partie d’une certaine réserve à l’égard
du « Printemps arabe », dont le régime algérien n’a cessé de souligner les
risques en rappelant le souvenir de la guerre civile qui a frappé le pays
dans les années quatre-vingt-dix. 200 000 personnes ont été tuées et 20 000
ont disparu au cours de la « décennie sanglante » », explique le même rapport qui ne manque pas de rappeler que « les exemples libyens et syriens ou l’émergence du terrorisme au Sahel viennent étayer cette présentation d’un « Printemps arabe » synonyme de déliquescence des États ».

Ce même rapport fait part de l’importance de l’encadrement policier de la société algérienne qui « ne  facilite pas, de surcroît, toute expression ». En conclusion, les auteurs de ce rapport s’interrogent sur l’évolution prochaine du processus de réforme institutionnelle de notre pays.