En quelques heures, les services de gendarmerie nationale ont démantelé ce que des migrants venus des pays subsahariens ont construit en plusieurs mois. Le camp, installé par des ressortissants africains, sous un pont de l’autoroute reliant Alger à Blida, a été évacué, dans la nuit de lundi à mardi, indiquent des sources gouvernementales.

Le nombre d’occupants du site n’est pas connu. Mais selon les images diffusées sur les réseaux sociaux, ils étaient des centaines, entre hommes, femmes et enfants à élire domicile dans ce lieu insalubre. Avec la chaleur, les conditions de vie étaient même devenues insupportables. Malgré cela, les autorités ont pris du temps avant d’agir.

C’est donc suite à une réunion, qui  a regroupé il y a quelques semaines, les ministres de l’intérieur, de la solidarité, des Affaires Etrangères ainsi que les chefs de la police et de gendarmerie que la décision de regrouper les migrants clandestins dans des camps de transit a été prise. Il s’agit notamment de mettre les enfants et les femmes, en priorité, dans des conditions de vie plus correcte. Une source de la gendarmerie nationale a indiqué que les migrants « chassés » du pont de Baba-Ali sont placés dans un centre de transit à Réghaïa. L’endroit comporte des toilettes, des lits et même des cuisines.

Les autorités vont commencer d’ailleurs à rapatrier des Nigériens, selon une déclaration du ministère des Affaires étrangères. Un budget a été consacré à cette opération qui s’est faite « en concertation » avec les autorités du Niger. Mais les responsables sont incapables de donner le nombre exact de migrants qui se trouvent sur le territoire national.