Algériepart a reçu des informations, émanant de personnes travaillant au sein de la société Djezzy, qu’un matériel de communication avait été octroyé à un centre d’appel géré par un ami et compatriote de Mr Vincenzo Nesci et ce, semble-t-il en violation de la loi.

L’E1 est une ligne spécialisée nécessitant un équipement de télécommunication servant à la transmission de données et également à pouvoir accéder à internet.

Notre source nous affirme que la procédure d’octroi d’un équipement et service E1 est sévèrement encadrée par la loi algérienne et régie par une procédure spécifique.

En effet, selon le règlement de l’ARPT et conformément aux dispositions du cahier des charges et aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur en Algérie, les équipements et services de télécommunications doivent faire l’objet d’une déclaration préalable détaillée, de la transmission de formulaires et d’une autorisation avant exploitation de ces équipements par tout opérateur.

 

D’après nos informations, le centre d’appel appartenant à la société privée Les Pages Maghreb (LPM) est celui qui reçu l’équipement et service E1 de la part de l’opérateur Djezzy. LPM est gérée par le responsable de la section Algérie des conseillers du commerce extérieur de la France, Michel Bisac, duquel dépendait Mr Vincenzo Nesci avant sa démission de cette instance.

Ce que nous révèle notre source, et qui nous a paru surprenant, est que cette entreprise bénéficiaire aurait reçu cet équipement bien avant la mise en place du contrat de service en 2014 !

Mr Vincenzo Nesci, que nous avons contacté le 28 Juin 2017 par courriel, nous a apportés le 20 Juin 2017 des explications par le biais de son responsable de la communication en déclarant que ladite entreprise est en relation commerciale avec Djezzy depuis 2006.

Pourtant, notre question concernait seulement l’octroi de l’équipement et son exploitation et non la relation commerciale qui avait débuté bien avant l’arrivée de Mr Nesci.

En affirmant que l’E1 remis a fait l’objet d’un contrat en 2014, Mr Nesci élude notre question de savoir si le service et l’équipement E1, octroyé à son ex-collègue Président de la section des conseillers économique de la France en Algérie et qui gère le centre d’appel, avait été déclaré au moment de son exploitation ou alors bien après qu’il soit rentré en exploitation comme nous l’affirme notre source.

Si tel est le cas cela mettrait de facto Mr Vincenzo Nesci en sa qualité de premier responsable de Djezzy en infraction du règlement de l’ARPT et des lois algériennes.

D’autre part, l’ARPT a renforcé le cadre règlementaire pour la fourniture de ce service durant cette année 2017 et a demandé à l’ensemble des opérateurs de se conformer à ces nouvelles obligations.

Mr Vincenzo dans sa réponse à notre courriel a confirmé cette disposition récente imposée par l’ARPT mais refuse d’y accéder avant que ‘’les contrats en vigueur avec les quelques sociétés concernées arriveront à échéance ‘’

C’est dire le peu de  volonté du président exécutif du conseil d’administration de Djezzy à se conformer à cette réglementation et à prendre au sérieux les lois de notre pays…

Par-delà cette déclaration inquiétante, c’est toute l’arrogance d’un chef d’entreprise d’une entreprise à majorité de capitaux publiques, que renforce une impunité et un manque de considération pour nos lois, qui reste à nos yeux inacceptable. Nous reviendrons avec un dossier plus détaillé concernant le comportement de Mr Nesci le 03 Aout 2017.