Quelques jours à peine après l’inauguration de l’usine de Sovac-Volkswagen à Relizane, les scandales liés à l’assemblage automobile et à d’autres industries en général commence à apparaître. Une réunion s’est tenue, d’ailleurs, lundi, autour du premier ministre sur cette question. Un nouveau cahier des charges est en préparation.

Avant cela, un rapport du ministère de l’industrie a mis en cause la politique des aides publiques octroyées aux industriels du SKD/CKD, y compris ceux qui activent dans l’électroménager. Selon un rapport établi par le ministère de l’industrie, “Le manque à gagner pour le Trésor public dû à l’application de ce régime était évalué à plus de 40 milliards de DA, soit près de 400 millions d’euros pour l’année 2016 et à plus de 27 milliards de DA, soit près de 270 millions d’eurs, pour l’année 2015. Rien que pour les cinq premiers mois de l’année en cours, ce manque à gagner en matière de droits de douanes a atteint plus de 20 milliards de DA ». Le rapport précise d’ailleurs que «60 opérateurs économiques émargent au dispositif SKD/CKD pour 20.000 emplois ». « Il est relevé en outre que le taux d’intégration moyen ne dépasse pas 20% hors filière automobile, tandis que le taux de couverture du marché se situe entre 35% et 40% ».

«À l’inverse de ce qui était attendu du dispositif SKD/CKD, les importations en termes de valeurs de kits d’assemblage et de montage n’ont cessé d’augmenter durant ces trois dernières années pour atteindre près de 2 milliards de dollars en 2016, contre plus de 1,42 milliard de dollars en 2015 et plus de 851 millions de dollars en 2014 », précise le document.

C’est partant de ce constat que le ministre de l’Industrie a évoqué récemment un procédé préjudiciable à l’économie nationale. Mais que fera le gouvernement ?