Des soupçons de surfacturation entourent un important marché au sein du Groupe industriel des productions laitières (GIPLAIT) qui regroupe pas moins de 15 laiteries importantes à travers toute l’Algérie.
La direction du groupe Giplait a envoyé une offre à son unité Colaital d’Alger, basée à Birkhadem, pour l’acquisition, l’installation et la mise en service de deux stations de production d’eau glacée. Cette offre émanant de la société MSK basée à Chéraga avait un montant de 60.384.000 DA H.T.
Benyezzar Nadir, le DG de Colaital  ayant reçu cette offre a préféré, à juste titre, lancer une procédure d’appel d’offres sous le No 14/DG/2017 pour mettre en concurrence plusieurs entreprises.
A l’ouverture des plis, le 27 juin 2017, des trois entreprises ayant remis une offre, il s’avère que la moins disante et la plus intéressante avait pour montant 54.387.496 DA H.T. Le DG de la filiale du groupe Giplait a eu donc ainsi une excellente idée de refuser l’offre transmise par la direction du groupe puisqu’ainsi il a fait économiser la somme de 6 millions de Dinars à son entreprise.
N’ayant visiblement pas apprécié que l’offre imposée par la direction du groupe ne soit pas prise en compte, les responsables n’ont rien trouvé de mieux que de limoger ce directeur. Ce limogeage est intervenu le 29 juin dernier, soit à peine deux jours après l’ouverture des plis dont les résultats ont désavoué les volontés des managers de la maison-mère Giplait.
 
Bien évidemment, et même si ces responsables vont trouver mille et une raisons pour nous convaincre que le DG de l’unité d’Alger a été suspendu pour d’autres raisons, nous pouvons nous questionner si cette affaire aurait pu être a l’origine de son éviction.
Aurait-il, par ce geste professionnel, dérangé et gêné certains intérêts au niveau de la direction du groupe ?
Ainsi et comme nous vous l’annonçons depuis que nous avons lancé Algeriepart, notre média ne cessera de dénoncer les malversations, l’injustice et le passe-droit. Comme vous pouvez le constater ici encore, des preuves de graves dérives existent dans de nombreuses entreprises.
Si nous avons pu y avoir accès, la justice le peut également pour peu que les magistrats s’auto-saisissent sans crainte ni peur de représailles.