Le conflit qui oppose publiquement Ali Haddad, le président du FCE et le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, ouvre la boite du Pandore.

Ainsi, on apprend que l’ETRHB, la société des frères Haddad, qui a réussi à engranger des dizaines de projets publics, est un « géant aux pieds en carton ». Selon le journal électronique arabophone aljazairalyoum, au moins 20 projets, répartis sur 16 wilayas, que l’ETRHB est chargée de réaliser sont en retard. Certains de ces projets, dont des chemins de fer, des routes et des infrastructures sportives, sont à l’arrêt depuis 2011. Selon une source gouvernementale, la société de Haddad n’a ni les moyens financiers, ni le management et encore moins les ressources humaines qualifiées qui lui permettront de finaliser des projets en souffrance, rapporte le site.

Plus grave, les banques ne donnent plus de crédits à l’ETRHB comme ce fut le cas auparavant. La société n’a visiblement pas remboursé toutes les dettes contractées. De même, par manque de compétence, l’ETRHB fait souvent recours à la sous-traitance. Or, beaucoup de petites entreprises sous-traitantes ne sont toujours pas payées par « le géant en papier ».

Il est donc fort probable que si l’ETRHB ne trouve pas de solution dans les « 60 jours » qui lui sont accordés par le ministère des Travaux publics, elle va perdre une bonne partie de ces chantiers. L’entreprise ne sera même pas indemnisée !