A l’heure où  toute l’Algérie a les yeux rivés sur ce qui se passe en ce moment au gouvernement depuis l’arrivée du tonitruant Abdelmadjid Tebboune, au Palais d’El-Mouradia, une guerre secrète se joue entre Ahmed Ouyahia, le chef de cabinet d’Abdelaziz Bouteflika, et Tayeb Belaïz, ministre d’Etat et conseiller spécial du président Algérien.

Ancien ministre de la Justice, puis de l’Intérieur, Tayeb Belaïz a les dents longues et développe des ambitions politiques. Apprécié et respecté par la famille du Président, Belaïz veut revenir en force sur la scène politique pour soutenir le clan présidentiel perturbé par le nouveau contexte marqué par la crise financière. Et pour ce faire, Belaïz lorgne la place d’Ahmed Ouyahia, l’homme qui se positionne en successeur d’Abdelaziz Bouteflika.

Mise sous surveillance 

Ouyahia n’entretient aucune relation avec le clan présidentiel auquel il n’appartient pas. Considéré comme un simple allié de circonstances, Ouyahia a été justement placé au Palais d’El-Mouradia pour qu’il soit surveillé par les proches d’un Abdelaziz Bouteflika très méfiant à son égard. Très proche du général Toufik, l’ex-patron du DRS et l’homme qui avait dit non au 4e mandat du président malade, Ouyahia peut créer de sérieux soucis au clan présidentiel d’ici 2019.

Le RND, son parti politique, dispose d’un large relais au sein de de l’administration algérienne et pourrait mobiliser autour de son candidat Ouyahia. Ce dernier connaît très bien les rouages de l’Etat et sa ruse lui donne un important avantage. Pour l’heure, cette guerre froide reste cantonnée au sein de la Présidence. Mais elle risque d’exploser bientôt car Tayeb Belaïz essaie, par tous les moyens, de déstabiliser le « dangereux » chef de cabinet….

 

Source : Mondafrique