Les chantiers des logements initiés par l’Algérie coûtent cher, très cher. Et les caisses de l’Etat algérien commencent à se vider dans ce contexte très difficile. Pour faire face aux retards occasionnés par les défauts de paiement, les autorités ont débloqué une immense enveloppe évaluée à presque 3,5 milliards de dollars. 

“L’obstacle financier a causé le retard du lancement de plusieurs projets durant le premier semestre, mais nous sommes actuellement capables de poursuivre le programme de logements avec aisance vu que nous avons bénéficié d’une allocation budgétaire jusqu’à la fin de l’année d’une valeur de 125 milliards DA”, a reconnu à ce sujet le ministère de l’Habitat, Youcef Cherfa. Ce dernier explique donc que près plus de 1,2 milliard de dollars ont été investis dans le logement en 2017.

A cela, il faut rajouter une autre enveloppe financière consommée durant le premier semestre 2017 estimée à plus de 241 milliards de DA, à savoir près de 2,4 milliards de dollars. Tout ce budget a été dépensé en une seule année alors que la soi-disant crise de logement continue de terrasser les Algériens. Comment se fait-il que des logements manquent encore dans notre pays alors que tout cet argent a été dépensé ?

Pour l’heure, les autorités ne daignent pas répondre à cette question. Le ministère de l’Habitat se contente uniquement de rassurer les algériens concernant ces chantiers bloqués faute d’argent. Il faut savoir que la valeur des factures payées relatives aux projets AADL pour la période allant du 8 au 15 juillet en cours ont atteint, à elles seules, 11 milliards de DA, à savoir près de 110 millions de dollars, outre une enveloppe de 15 milliards de DA, soit près de 150 millions de dollars, pour le logement rural durant cette même période.

Outre la levée des obstacles financiers, une importante assiette foncière a été mise à la disposition du secteur de l’Habitat, ce qui facilitera le lancement des projets programmés restants. Le ministre de l’Habitat a assuré enfin que son département comptait livrer près de 300.000 logements en 2017. Le même ministre a reconnu en dernier la nécessité d’accélérer la cadence de réalisation pour honorer les engagements du secteur.