Le gouvernement de Abdelmadjid Tebboune ne cesse de « solder » le passif de l’ancien gouvernement. Après s’en être pris au bilan de Abdesselam Bouchouareb, l’actuelle équipe gouvernementale s’attaque aux dégâts de l’ancien ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf.

Los d’une rencontre interministérielle, Abdelmadjid Tebboune a, en effet, décidé de « retirer » purement et simplement l’avant-projet de la loi sanitaire, porté pendant de longs mois par l’ancien ministre de la Santé. Le retrait de cet avant-projet de loi est expliqué par la crainte qu’il a suscitée auprès des professionnels du secteur. Toutes les corporations de la santé ont, en effet, accueilli froidement le projet. Les derniers à contester le texte sont d’ailleurs les pharmaciens qui ont menacé de faire grève la semaine passée.

Avant cette décision gouvernementale, l’avant-projet portant loi sanitaire a déjà été rejeté, dans la forme et dans le fond, par la commission des affaires sociales de l’APN. Les députés reprochent notamment à l’ancien ministre son manque de sérieux et, plus tard, son appui au projet RHB, qui a été présenté comme un produit-miracle contre le diabète avant qu’il ne s’avère qu’il ne s’agit, en réalité, que d’une arnaque.

Cela fait un moment que les professionnels de la santé ont tiré la sonnette d’alarme contre la gestion de Abdelmalek Boudiaf. Mais les autorités ne vont probablement donner aucune suite à ces plaintes. La raison est que souvent, dans notre pays, les reproches ne sont pas forcément synonymes d’actes concrets.