La guerre larvée qui opposait le président du MPA, Amara Benyounès et le maire d’Alger-centre, Abdelhakim Bettache, a fini par éclater au grand jour. Le président de l’APC du centre de la capitale a démissionné des rangs du parti et a rendu publique une lettre où il explique sa décision.

Abdelhakim Bettache, qui occupait jusque-là la fonction de président du Conseil fédéral de la wilaya d’Alger, a expliqué sa décision de quitter le parti politique par le fait que la situation est devenue « insupportable » au sein du MPA. Pis, le responsable indique qu’il a « informé » le président du parti de la situation. Mais Benyounès n’aurait rien fait. Plus grave, Abdelhakim Bettache accuse le président de son parti d’être derrière une « campagne de déstabilisation » menée contre sa personne. « Vous étiez informé de cette situation. Mais vous n’avez point agi pour mettre fin à une sale campagne menée par des opportunistes. En fin de compte, il s’est avéré que vous étiez le principal instigateur de cette campagne que ces mêmes opportunistes ont mené en dénigrant les militants et les cadres du bureau de wilaya d’Alger, tout en portant atteinte aux structures du parti », écrit le maire d’Alger-centre dans sa lettre de démission.

Cette guéguerre entre les deux hommes dure en effet depuis plusieurs mois. Le conflit remonte au printemps dernier lors que les dirigeants du parti étaient appelés à se prononcer sur les listes des hommes et femmes qui devaient porter les couleurs du MPA aux élections législatives. A Alger, le choix de Abdelhakim Bettache n’a pas été respecté. Amara Benyounès a choisi de confier la tête de liste de la wilaya d’Alger à son frère, Idir Benyounès. La décision a suscité une colère noire parmi les militants. Mais le coup a été encaissé. La colère n’a pas baissé pour autant. Pire, les résultats enregistrés par le MPA dans la capitale –aucun siège obtenu à Alger- ont fini par faire éclater cette colère.

Dans le sillage de Abdelhakim Bettache, beaucoup d’autres militants ont claqué  la porte.