Saisi le 29 juin dernier pour un comportement contraire aux règles de déontologie par le premier responsable de Djezzy, le service conformité de VEON sous l’impulsion du PDG du groupe Jean-Yves Charlier a entamé une enquête sur Vincenzo Nesci.
C’est, en effet, à la suite de la réception de documents et de témoignages à charge concernant, selon notre source, un cadeau reçu de la part du Président Exécutif du conseil d’administration de l’opérateur à majorité algérienne Djezzy que des emails ont été échangées avec Drew Joshua, le Directeur Général du service Conformité chez VEON en date du 2 juillet 2017.
Les responsables de VEON ont rapidement répondu à ces graves accusations qui sont cadrées par un code de déontologie strict et clair.
Selon nos informations, c’est suite à différentes accusations concernant des actes de corruptions ayant touché de hauts responsables qu’un code de conduite a été élaboré par VEON et qui ne permet pas, par exemple, de recevoir un cadeau au-delà d’un certain montant avec obligation de le déclarer à VEON.
Cette charte concerne tous les employés de VEON et en tant que premier responsable de Djezzy, Vincenzo Nesci ne peut y échapper.
Ainsi, un premier contact avec le responsable de l’enquête a été établi en date du 03 Juillet 2017 avec Mr Alfred Spencer qui a recueilli les informations et les réponses aux questions objet de l’investigation autour de Vincenzo Nesci.
Cette affaire est importante pour VEON, selon les déclarations du PDG du groupe VEON, qui prend très au sérieux ces cas suspicieux et qui entachent sa crédibilité vis-à-vis de ses employés, ses actionnaires mais également par rapport aux engagements pris face à la SEC, le gendarme boursier américain.
Pour notre part et selon les informations et documents que nous détenons, Vincenzo Nesci a eu tort de se retrouver dans une situation, et ce qu’elles que soient les résultats de l’enquête dont il fait l’objet, telle qu’elle jette le doute sur son devoir de réserve et d’exemplarité.
Nous n’avons pas cessé, pour notre part, de dénoncer son comportement au sein de Djezzy et comme nous l’annoncions, nous publierons dans nos prochaines éditions d’autres cas de graves dépassements dans sa gestion.
Mr Vincenzo est ainsi encore une fois affaibli et fragilisé vis-à-vis de sa propre hiérarchie, encore un peu plus au sein de Djezzy, et beaucoup de personnes en interne attendent impatiemment les résultats de cette enquête, eux pour qui les sanctions liées à chaque entrave des règles déontologiques prévus dans la charte s’appliquent dans toute leur rigueur.
“En sera-t-il de même pour lui comme cela le serait pour nous?”, ont confié à Algériepart des salariés d’OTA désabusés.
Cela conforte, malheureusement, nos différents articles concernant le responsable de l’opérateur Djezzy quant à sa gestion catastrophique que nous ne cesserons de vous soumettre.
Les nouvelle cellule d’inspection créée par le premier Ministre a-t-elle déjà prévu de se pencher sur ce cas ?