Les semaines et mois passent sans qu’une amélioration ne soit notée au niveau de l’opérateur Djezzy. Bien au contraire.
Après toutes les frasques que nous vous avons révélé et qui concernaient l’implication directe du président exécutif du conseil d’administration, Vincenzo Nesci, telles que le fiasco de la dilapidation de ressources de l’opérateur à majorité algérienne pour le contrat d’un montant de 1,2 million d’euros accordé la société Sorec qui était en redressement puis en liquidation judiciaire au moment où le premier responsable insistait pour l’octroi de ce marché, ou encore pour ses différentes positions dans des sociétés étrangères appartenant à l’un de ses proches amis et magnat des Télécoms le controversé Naguib Sawiris, nous l’avons même contraints par nos révélations  à démissionner de son poste de conseiller du commerce extérieur de la France pour une position de conflit d’intérêts, Vicenzon Neci est demeuré bel et bien intouchable.
Nous vous avions mis en avant sa stratégie d’instrumentaliser des boucs émissaires pour chaque contre-performance dont il est le principal responsable, son attitude complaisante vis-à-vis des enfants des personnages proches du système tels que les responsables de la société Allégorie qui vient tout juste de changer ses statuts, ou des proches du Fonds National des Investissements (FNI) qui ont été recrutés au sein de l’opérateur.
La gestion catastrophique  de Vincenzo Nesci s’étale même au service commercial et ce à l’apogée de la mésentente entre le Directeur général, Mathieu Galvani et le président du conseil d’administration.
La récente suspension de 5 distributeurs même si elle est, non encore officiellement notifiée, a porté un coup dur aux ventes de Djezzy. Les chiffres ne cessent de baisser et la croissance de s’inverser. Nous avons appris que les 250 familles de ces distributeurs qui vont se retrouver au chômage à la rentrée vont organiser un sit-in au niveau du siège social de l’opérateur.
Elles vont également saisir la justice pour le traitement inéquitable dont ils ont fait l’objet, le FNI et la maison mère VEON afin de leur faire part des dépassements opérés par Vincenzo Nesci considérés comme contraires à la charte de déontologie. Cette même charte qui n’a pas été respectée par la personne qui se doit de donner l’exemple.
Vincenzo dont les agissements vont continuer à déstabiliser cette entreprise en Algérie pourra-t-il compter sur les appuis auxquels il a donné tant de privilèges et que nous allons continuer à dénoncer ? L’ARPT va-t-elle enfin se saisir de de ce dossier ?
Les responsables de notre pays vont-ils laisser ce triste personnage éternellement  faire croire qu’il fait l’objet d’une cabale dans son insupportable rôle de victimisation permanente et sans qu’aucun autre média ne relaie la vérité a cause de la manne publicitaire qu’il distille comme bon lui semble ?
A l’heure où le nouveau Premier Ministre, Abdelmadjid Tebboune, vient d’installer un nouvelle inspection générale au niveau de son département, ces questions méritent bel et bien des éclaircissements. Il en va de l’avenir de l’une des entreprises les plus stratégiques en Algérie.