Le changement au sein du gouvernement ne concerne pas que les noms et les visages. Dès son arrivée aux affaires, Abdelmadjid Tebboune a tenu à se démarquer de son prédécesseur, y compris dans les formes.

Depuis quelques jours, les services du Premier ministre ont en effet rendu publics des communiqués évoquant des réunions interministérielles. On apprend, ainsi que, mardi, Tebboune s’est réuni avec certains de ses ministres pour discuter de la lancinante question du foncier industriel.

Le communiqué précise qu’une évaluation gouvernementale révèle l’existence de 11.600 hectares de réserves foncières destinées à l’investissement en situation de non exploitation, dont 13.977 parcelles couvrant une superficie de 5.530 ha non attribuées se composant de 2.773 ha au niveau des zones industrielles et de 2.757 ha au niveau des zones d’activités.

Le premier ministre a demandé, au cours de cette rencontre, l’installation d’une commission d’experts qui rendra des conclusions « sur la faisabilité ou non des zones industrielles nouvelles proposées par le ministre de l’Industrie et des mines, et de préparer également les projets de textes nécessaires à la bonne utilisation et gestion du foncier disponible ».

Cette rencontre a été suivie, le lendemain, mercredi, par une autre réunion consacrée à plusieurs secteurs dont l’industrie, la Santé, la formation professionnelle et l’Agriculture.

Cette méthode veut visiblement prouver que le gouvernement veut changer de méthode. Mais est-ce que cette communication va être suivie de gestes concrets ? Difficile de juger une équipe qui vient de commencer son travail. Mais Abdelmadjid Tebboune donnera un avant-goût sur ses intentions à l’occasion d’une sortie sur le terrain qu’il effectuera ce samedi.