Titulaire d’un ingéniorat d’Etat en géodésie et photo-gramétrie et informatique appliquée, Mustpha Guitouni est le nouveau ministre de l’Energie de notre pays depuis le 25 mai dernier.

Après avoir suivi des formations complémentaires en France, Mustapha Guitouni avait entamé sa carrière en 1970 à Sonelgaz, dans laquelle il a occupé plusieurs postes techniques avant d’être nommé directeur de distribution de plusieurs wilayas, à savoir Saida (1985-1989), Mascara (1989-1982), Oran (1992-1997), Bechar (1997-2000) et Alger (2000-2005). Le nouveau ministre avait exercé comme directeur général de la Société de distribution de l’électricité et du gaz d’Alger (SDA) de 2006 à 2009, puis comme P-dg de Sonelgaz de juin 2016 jusqu’à sa nomination dans son nouveau poste de ministre.

Jusque-là, rien d’anormal n’est à signaler. Sauf que le nouveau ministre a un fils investisseur qui possède une entreprise de préparation et réalisations d’ouvrages… électriques. Oui, Guitouni Mohamed Kamel, le fils de Mustapha Guitoni, est gérant associé depuis le 15/02/2006 de la EURL EERGEA basée à El-Karma dans la wilaya d’Oran.

Avec cette entreprise, le fils du ministre de l’Energie installe des réseaux dans les centrales électriques, réalise des ouvrages électriques et de Gaz. Une activité placée directement sous la tutelle du ministère de l’Energie, dirigé par son propre père. Il s’agit-là d’un véritable conflit d’intérêt qui soulève de nombreux soupçons d’autant plus que, nous apprennent de nombreuses sources concordantes, l’entreprise de Mohamed Kamel Guitouni a été homologuée par SONELGAZ et obtient régulièrement des marchés de réalisation.

En plus, ces activités ont été développées par le fils du ministre depuis que son père est haut responsable à la Sonelgaz. En 2006, date du lancement de l’entreprise de son fils, Mustapha Guitoni fut le directeur général de la Société de distribution de l’électricité et du gaz d’Alger (SDA). Un poste stratégique à travers lequel il aurait pu aider son fiston à décrocher des marchés. Et aujourd’hui, il est ministre et dispose de tous les pleins pouvoirs sur tout le secteur… Une situation de conflit d’intérêts sur laquelle le gouvernement d’Abdelmadjid Tebboune devra vraiment s’expliquer.