Après des mois d’hésitation, le FFS a finalement rendu ses conclusions dans le conflit qui oppose la direction de l’Entreprise portuaire de Béjaïa (EPB) au groupe Cévital. La direction du parti politique, qui a rencontré les deux parties, estime d’emblée que « la solution existe » pour le règlement de ce conflit « à condition » qu’il ait « une volonté » de régler la crise.

Sans le dire clairement, la direction du FFS semble être convaincue par les arguments présentés par le patron de Cévital, Issad Rebrab. « Des discussions avec les deux parties, les responsables locaux du parti ont pu faire le constat de deux problèmes. Le premier est celui de l’implantation de l’usine au niveau du port de Bejaïa sur lequel le directeur du port a avancé plusieurs arguments dont celui de la saturation de l’espace portuaire. Cette question, soluble au regard des discussions avec M. Issad Rebrab, ne doit pas justifier l’autre problème, celui du refus de traiter et de décharger les navires transportant les équipements destinés à l’usine de trituration », indique un communiqué de cette formation politique.

Selon le document de synthèse de la direction du FFS, Issad Rebrab a présenté au moins de solutions que la direction du Port ne peut discuter. « La première est de ne pas faire de l’implantation de l’usine au niveau du port une exigence dans le cas où la surface réservée à l’intérieur du complexe ne répond pas aux exigences et normes. La deuxième solution est envisagée pour implanter l’unité de trituration dans un terrain privé acquis à l’extérieur du complexe. Cette option met fin à la polémique et elle ne justifie pas un refus de traiter et de décharger les équipements », lit-on dans le document qui poursuit que « le patron de Cevital s’est même engagé par écrit à décharger et évacuer ses équipements dans un délai de 48 heures et à mettre à la disposition du port les grues nécessaires à cet effet ».

Après avoir rencontré des députés d’autres formations politiques de la wilaya de Béjaïa, Issad Rebrab s’est entretenu, durant 8 heures, avec les députés du FFS. Ces derniers ont également pris langue avec le directeur de l’EPB de Béjaïa. Ce dernier continue tout de même d’empêcher Cévital de décharger des équipements destinés à l’installation d’une usine de graines oléagineuses à Béjaïa. Un projet qui a obtenu toutes les autorisations nécessaires au niveau de l’ANDI (Agence nationale de développement des investissements ».