Baha Eddine Tliba, l’homme de main du puissant Chef d’Etat-Major, Ahmed Gaïd Salah. Cette étiquette a été collée au controversé député et richissime homme d’affaires d’Annaba depuis 2012. 

Une étiquette politique qui lui a permis de bénéficier d’une influence extraordinaire sur l’establishment local à Annaba où Tliba multiplie les projets et les affaires qui se chiffrent à plusieurs milliards de Da notamment dans les travaux publics et l’immobilier. A partir de 2013, Tliba “s’exporte” vers Alger pour s’imposer dans les institutions les plus stratégiques comme le parlement où il devient le vice-président du groupe parlementaire du FLN. Influent, riche et puissant, pour de nombreux observateurs de la vie politique algérienne, le mythe Tliba doit son existence au… général-major Ahmed Gaïd Salah. Mais qu’en est-il dans la réalité ?

Suite à ses investigations, Algériepart a découvert que Baha Eddine Tliba n’est plus l’associé du fils d’Ahmed Gaïd Salah dans le business. En effet, la Sarl DIAA Beha Eddine a été radiée et suspendue depuis le 22/06/2012. Mais il est vrai que depuis le 23/05/2009, Tliba s’est associé avec l’un des fils du Chef de l’Etat-Major de l’armée nationale et populaire pour lancer cette entreprise qui active dans le business du BTP et celui de l’extraction ainsi que la préparation de sable.

Située à la Cité Beni Thour à Ouargla, l’entreprise de Tliba et de son associé, le fils d’Ahmed Gaïd Salah, s’était spécialisée également dans l’extraction et préparation de tous les matériaux alluvionnaires, un secteur qui engrange chaque année des sommes colossales.

Depuis juin 2012, les relations d’affaires entre Tliba et la famille d’Ahmed Gaïd Salah se sont estompées. Mais a-t-il été lâché pour autant par le puissant Chef d’Etat-Major de l’ANP ? Pas si sûr…