Les étudiants de l’école préparatoire en sciences et techniques d’Alger (l’Epst) ont rencontré le 19 juin dernier, premier jour du concours d’accès aux grandes écoles supérieurs, un problème auquel aucun d’entre eux n’était préparé. 

Pendant l’épreuve d’Analyse numérique, l’un des 5 modules que ces étudiants en classe préparatoire ont préparé toute l’année, ils ont été surpris d’avoir un exercice de 10 points sur un chapitre qui n’avait été traité ni en cours ni en TD, alors que 11 sur 14 des prépas en compétition l’avez fait, conformément au programme.

Il faut noter que le chargé de cours du module, monsieur MALKI avait déclaré avoir fini son programme scolaire avant même la date de l’arrêt de cours. Ajoutez à cela qu’une réunion est sensée être tenue entre les chargés de modules des différentes CPST, pour l’élaboration du sujet. En d’autres termes monsieur Malki avait eu l’occasion de prévenir ses confrères du fait que ce chapitre n’avait pas été traité au sein de l’école. Le module étant comptabilisé avec un coefficient  de 1.5, les étudiants de cette école partent pénalisés d’un total de 1.67 sur la moyenne générale du concours. Surtout que cette année, la concurrence est rude :  le concours compte, effectivement, les étudiants de 14 classes préparatoires au niveau national.

Suite à cela, les étudiants décident d’écrire une lettre au ministère. La pétition est signée et le directeur des études de l’école, Monsieur KHELFELLAH promet de faire parvenir l’information et d’essayer de trouver une solution.

Plusieurs jours plus tard toujours rien, l’administration de l’école dit que la réponse a été négative de la part du ministère. Nous avons voulu en savoir plus, et essayer de récupérer les signatures pour essayer de déposer nous même un recours au ministère : on nous promet d’abord de nous les donner, puis on nous trouve des excuses pour ne pas le faire. Les représentants de la direction de l’école qui s’occupent de nous « parler » insistent sur le fait que renvoyer un courrier au ministère ne servirait à rien et qu’ils avaient déjà tout essayé eux même.

Cependant, nous avons quand même réécrit une lettre, et essayé de la faire parvenir au Ministre nous-même (Au moment où cette démarche a commencé, nous avons eu vent de rumeurs selon lesquelles les corrections du module dans toute la région centre était déjà terminées). Des représentants des étudiants ont finalement été reçus par le Secrétaire Général du Ministre, Mr GOUALI, lequel a affirmé qu’il n’avait reçu aucun écrit officiel traitant notre cas.

Ce n’est pas la première fois que l’EPSTA et sa direction piétine nos droits, ou nous ment tout bonnement comme si notre avis, notre avenir ou notre travail ne comptait pas. Nous avons travaillé dur pour ce concours, et nous voyons nos chances réduites pour des erreurs qui ne sont pas les nôtres sans même que les auteurs aient à les assumer ou à s’en excuser. Aujourd’hui nous espérons être entendus et attendons beaucoup du ministère.

Collectif des étudiants de l’EPSTA