Aptitude est un cabinet de conseil et de formation professionnelle créé à la fin de l’année 2009 dont le but était de soutenir les entreprises dans leur effort de formation continue en Algérie.

Cette entreprise a été fondée par Lakhdar Marhoun Rougab et Serge Dubois. Aujourd’hui, le fils de l’ex secrétaire particulier du Président de la République, Mohamed Rougab, n’apparaît plus sur les statuts de la compagnie car il vendu les parts détenues dans Aptitude en 2012 à un certain Nowfel Zerhouni.

Jusque-là rien n’apparaît anormal.  Sauf que le nom de l’autre associé dans Aptitude retient bel et bien l’attention. Et pour cause, il s’agit de Serge Dubois qui a été tour à tour Manager de la communication et des affaires extérieures de British Petroleum (BP) à Alger de 2007 à 2010, puis Directeur des affaires publiques d’Arcelor Mittal de 2011 à 2014 à Alger.

Il officie depuis 2014 au poste de vice-président chargé de la communication et des affaires publiques de la société Lafarge, le grand groupe cimentier, à Alger. Le plus étrange est que l’on ne retrouve aucune trace de son entreprise Aptitude dans son profil Linkedin, ni sur Viadeo comme vous pouvez le constater en consultant ces deux liens : https://www.linkedin.com/in/serge-dubois-49240918/  http://fr.viadeo.com/fr/profile/serge.dubois1752 

Cette discrétion bien entretenue soulève de nombreuses questions.  Pour quelles raisons Serge Dubois avait-t-il eu besoin de s’associer avec le fils d’un ancien haut responsable du pouvoir algérien ? Pourquoi Mr Serge Dubois ne fait aucune référence de l’entreprise algérienne ou il est actionnaire sur son profil public ?

Est-ce parce que cela serait incompatible avec sa fonction au sein de l’entreprise Lafarge qui propose une panoplie de formations telles les programme ‘’Hirfati’’ et qui a élaboré en priorité tout un programme dans le même domaine que celui proposé à titre privé par son propre haut responsable ?

Il y a là des questions qui appellent à des réponses fermes et claires sur ces conflits d’intérêts qui peuvent donner naissance à des situations de malversation au sein des entreprises algériennes ou des grandes compagnies étrangères établies en Algérie.