La polémique qui a commencé à enfler suite à l’arrestation de Mohsen Amara a fait réagir la DGSN. Dans un communiqué rendu public, la police justifie, en effet, le recours à la force pour l’arrestation de l’homme par le fait que ce dernier a usé de la violence et refusé de se soumettre à l’ordre de l’arrestation des policiers. Le mis en cause  “avait usé de violence physique et verbale envers les éléments de la police qui avaient décliné leur identité. Ce dernier a refusé de se soumettre à la  procédure applicable en pareil cas, ce qui a poussé les éléments de la  police à recourir à la force pour procéder à son arrestation”, explique la police.

Selon la DGSN, le communiqué est justifié par une vidéo montrant des hommes en civile en train d’arrêter, de manière musclée, Mohsen Amara, ancien avocat. “Suite à la vidéo relayée sur les réseaux sociaux (Facebook) et montrant l’opération d’arrestation, par les éléments de la sûreté de la wilaya d’Alger, du dénommée (A.M.), domicilié à Birkhadem (Alger), la DGSN précise que cet individu a été interpellé sur ordre du procureur de la République près le tribunal de Bir Mourad Rais, pour outrage à un magistrat et un avocat en plein exercice de leurs fonctions, et pour usurpation du titre d’avocat”, indique le document qui précise que l’homme est en détention provisoire avant sa présentation devant la justice.

En parallèle, l’ordre national des avocats a rendu public un communiqué, publié dans la presse, où il rappelle que Mohcine Amara n’a plus la qualité d’avocat. Le document, signé par le président de l’Ordre des barreaux d’Algérie, Abdelmadjid Sillini, rappelle, dans le détail les peines prononcées contre Mohcine Amara et les décisions du conseil de l’Ordre qui ont signifié sa suspension, puis sa radiation du corps des avocats. Mais le concerné aurait à chaque fois contourné ces décisions.

Le conseil de l’ordre des avocats est le seul habilité à donner l’agrément d’avocat. C’est également cet organisme, qui regroupe tous les avocats du pays, qui peut retirer l’agrément dans des cas prévus par la loi.