L’Algérie traverse une inquiétante crise financière. L’argent manque dans les caisses, l’inflation érode le pouvoir d’achat des Algériens, le chômage repart à la hausse et l’avenir toute l’Algérie est en jeu. Et pendant ce temps-là, le premier patron de la toute première force politique du pays, à savoir le FLN, ne se préoccupe que de son passé personnel. Une véritable honte. 

Oui, Djamel Ould Abbès incarne ces jours-ci la figure parfaite du haut responsable inconscient et égoïste. Au moment où la Banque d’Algérie annonce une baisse drastique des réserves du pays, au moment où le pays perd encore ses devises dans ses importations à cause de son incapacité à bâtir une économie moderne, Djamel Oud Abbès n’a pas trouvé mieux que de nous parler de son histoire personnelle à l’époque de la très lointaine guerre de libération. Comme si le destin du pays était concerné par son parcours personnel qui n’est guère différent de celui de plusieurs milliers d’algériens ayant consenti à des sacrifices pour l’indépendance de l’Algérie.

Djamel Ould Abbès n’est pas un Algérien comme les autres. Son égo surdimensionné prime toujours sur les intérêts de notre pays. C’est ce qui explique que le patron du FLN a encore une fois répondu aux “esprits malveillants” qui doutent de son passé révolutionnaire. Le 1er juillet, l’Algérie s’interroge sur sa capacité à survivre face à la crise, mais Djamel Ould Abbès nous parle de sa  “peine de mort pour tentative d’assassinat et association de malfaiteurs”.

Les Algériens réclament de la justice sociale, du travail, des logements et un meilleur pouvoir d’achat. Et Djamel Ould Abbès profite de sa tribune à la tête du FLN pour faire son auto-promotion. En quoi sa “peine de mort” prononcée avant l’indépendance du pays va-t-elle contribuer à l’épanouissement et au bonheur des Algériens de 2017 ? La réponse est évidente. Mais une personne imbue d’elle-même comme Djamel Ould Abbès ne pourra jamais donner la priorité à l’intérêt général au détriment de sa quête personnelle de la gloire. Un tel personnage à la tête du Premier parti politique en Algérie constitue un véritable danger public car l’indifférence méprisante vis-à-vis des problèmes des Algériens est quelques fois pire que la corruption ou les vicieuses malversations.