Incapables de lutter contre les pratiques de surfacturations, les responsables algériens demandent de l’aide auprès de leurs partenaires. Ainsi, des négociations sont en cours avec les pays de l’Union européenne et de la Chine pour « lutter contre la surfacturation ».

« Il y a un grand projet en cours d’élaboration à travers lequel nous avons demandé à l’UE de mettre à la disposition des Douanes algériennes les données relatives aux valeurs des produits qui sont importés auprès de l’Europe, afin de permettre de régler le problème de surfacturation », a en effet déclaré le Directeur général des Douanes, Keddour Bentahar. Ce dernier a expliqué que les discussions se déroulent notamment avec les 5 plus grands partenaires commerciaux de l’Algérie au sein de l’Union européenne (France, Espagne, Italie, Allemagne et Pays-Bas).

Un accord similaire est entrain d’être discuté avec la Chine, ajoutera le responsable des Douanes. Cet accord avec la Chine « va permettre aux douanes algériennes d’identifier les factures d’importations », précise Bentahar, cité par l’APS. Il a précisé que dans le cas de suspicion sur le montant de la facture d’un produit importé auprès de la Chine, « les douanes peuvent connaître directement auprès des autorités habilitées de ce pays si la facture correspond à la réalité des prix ».

La surfacturation constitue un des problèmes les plus sérieux de l’économie algérienne. Selon l’ancien ministre du Commerce, feu Bakhti Belaïb, près de 1/3 des produits importés sont surfacturés. Un montant estimé, à l’époque, à près de 20 milliards de dollars.

Saïd Sadia