La multinationale turque Tosyali est l’un des principaux investisseurs étrangers à l’ouest du pays. Considéré comme le leader africain de l’industrie sidérurgique, Tosyali holding a investi ces deux dernières années 100 millions de dollars américains pour doubler les capacités de son complexe sidérurgique d’Oran.

Pour marquer sa présence en Algérie et renforcer ses liens avec les Algériens, Tosyali a voulu faire un don à la ville d’Oran. Selon des informations recoupées par Algériepart, une enveloppe a été débloquée par l’entreprise turque pour offrir à la deuxième ville du pays une résidence pour les personnes âgées. Mais l’ex-wali d’Oran, Abdelghani Zaalane qui a été nommé dans le nouveau gouvernement d’Abdelmadjid Tebboune  comme ministre des Travaux Publics, a refusé ce “cadeau” et a demandé aux partenaires turcs de le remplacer par une… mosquée. Et c’est ainsi que Tosyali Algérie a lancé la construction de la mosquée Emir Abdelkader qui est toujours en cours de réalisation comme nous le montrent les photos que nous mettons à votre disposition.

Ceci dit, le choix de cet ancien wali a suscité une véritable incompréhension car beaucoup d’oranais aurait aimé voir que l’argent de cette multinationale soit consacrée au projet initial, à savoir une résidence pour personnes âgées puisque la deuxième ville du pays accuse un énorme retard dans la prise en charge de cette catégorie fragile de la population. Pour rappel, un scandale a éclaté récemment à la Maison de vieillesse située dans le quartier du Plateau à Oran où les personnes âgées sont maltraitées par un personnel démissionnaire, méprisant et indifférent.

C’est dire qu’il y a urgence de doter la ville d’Oran d’un nouvel établissement conforme aux normes internationales en vigueur dans ce domaine. Malheureusement,  Abdelghani Zaalane, l’ex-wali d’Oran, a estimé qu’une mosquée est nettement plus salutaire pour la population oranaise. Et pourtant, en avril 2015, il a été procédé à l’inauguration de la Grande mosquée Abdelhamid Ibn Badis d’Oran dont les abords ont été aménagés pour recevoir pas moins de  25 000 fidèles. Et ce projet a coûté la bagatelle de 850 milliards de centimes. La ville d’Oran ne souffre donc aucunement d’un déficit en matière de mosquée.

Soulignons enfin que  Tosyali-Algérie a pris en charge depuis avril 2017 les frais de la restauration de deux monuments historiques à Oran, à savoir le palais du Bey Mohamed El-Kebir et la mosquée du Pacha.