Les 3 opérateurs de télécommunication mobile qui officient actuellement en Algérie, sont sans nul doute les champions de la publicité toute catégorie confondue.

On n’a vu qu’eux 3 pendant le Ramadhan représentés tantôt par des footballeurs, tantôt par des coureurs quand ce ne sont pas les chanteurs qui louent leurs qualité. Tout cela coûte de l’argent, et pour attirer encore plus d’usagers dans leurs escarcelles respectives,  ils n’ont pas lésiné sur la dépense.

Ainsi, selon une estimation faite par un cabinet spécialisé algérien dont nous allons taire le nom, en 2016, les ATM Mobilis, Djezzy et Ooredoon ont dépensé a eux seuls plus de 700 Milliards de centimes dans différentes publicités à travers la TV , la radio la presse et l’affichage urbain, ce qui représente 18% du marché de la publicité en Algérie, internet à part, estimé à plus de 300 Millions d’euros (38 Milliards de dinars).

Champion toute catégorie de la publicité en Algérie, ATM Mobilis domine le classement de la tête et des épaules avec prés de 300 Milliards de centimes. La manne publique du temps du « Taqachouf » n’est pas si maigre que cela. Il est suivi de prés par Djezzy, qui tente de se relancer, avec un peu plus de 215 Milliards de centimes, puis Ooredoo, qui, néanmoins, a fait ces dernières années une véritable cure d’amaigrissement publicitaire,  avec 200 Milliards de centimes.

Evidemment, tout cet argent a en grande partie été dépensé à la TV. Le petit écran a engrangé 52% du pactole soit prés de 370 Milliards de centimes. La radio, second média a profité de la manne des télécoms à hauteur de 160 Milliards de centimes, puis l’affichage urbain (100 Milliards) et la presse écrite en déclin avec 70 Milliards de centimes.