Mourad Oulmi, l’un des milliardaires algériens les plus influents dans notre pays, a lancé dans une totale discrétion un nouveau business en Espagne. Pour l’équivalent de 60 mille euros, le patron de Sovac, qui commercialise les véhicules des marques de l’allemand Volkswagen, a mis en place à Valence en Espagne, une société de fabrication de carreaux céramiques. 

L’entreprise est dénommée MATERIA GRES SPAIN SL. Elle a été créée le 10/02/2017. Pour l’heure, elle facture pour moins de 2 millions d’euros de marchandise. Mais l’entreprise demeure encore récente. Avec cet investissement en Espagne, le milliardaire algérien fructifie encore davantage sa fortune. En ce moment Mourad Oulmi occupe le devant de la scène car il lance avec le groupe Volkswagen une unité de production et de montage des véhicules à Relizane. Cette usine a suscité d’ores et déjà une énorme polémique en raison de son taux d’équipement très faible.  

Mourad Oulmi est également impliqué dans de nombreux autres projets importants en Algérie et compte également à son actif de nombreuses acquisitions immobilières en France. Nous y reviendrons dans nos prochaines enquêtes.

Le nouveau business du milliardaire Algérien Mourad Oulmi en Espagne by Anonymous uKab5aIwr on Scribd

 

Rappelons enfin que les investissements à l’étranger pour les milliardaires algériens sont sévèrement encadrés par la loi algérienne et l’Etat algérien pourrait exiger des explications à Mourad Oulmi car l’article 8 du Règlement de la Banque d’Algérie n°07-01 stipule clairement que “la constitution d’avoirs monétaires, financiers et immobiliers à l’étranger par les résidents à partir de leurs activités en Algérie est interdite”.

 Par ailleurs, l’article 126 de l’Ordonnance n°03-11 du 26 août 2003 modifiée stipule que “les résidents en Algérie sont autorisés à transférer des capitaux à l’étranger pour assurer le financement d’activités à l’étranger complémentaires à leurs activités de production de biens et de services en Algérie”. Et c’est le Le Conseil de la Monnaie et du Crédit qui “détermine les conditions d’application du présent article et accorde les autorisations conformément à ces conditions”, précise la même réglementation.

Autrement dit, un algérien n’a pas le droit de financer des activités économiques à l’étranger avec l’argent qu’il gagne dans son pays… sauf s’il développe des activités qui complètent ces investissements dans son pays. Et jusqu’à preuve du contraire, la céramique n’est nullement l’activité principale de Mourad Oulmi en Algérie. Ce milliardaire risque de se trouver en porte-à-faux avec la loi.