Malgré la crise, le gouvernement ne sait pas trop quelle attitude adopter face aux charges que représentent les transferts sociaux. Pour limiter le poids des subventions dans le budget de l’Etat, le premier ministre, Abdelmadjid Tebboune a annoncé, vendredi soir devant les députés, la mise en place d’une commission de réflexion qui déterminera les critères qui vont déterminer les aides de l’Etat.

“Le gouvernement lancera un débat national large et approfondi visant le ciblage des personnes ouvrant droit au soutien de l’Etat », a-t-il indiqué. « Le soutien de l’Etat est consacré effectivement. Les préoccupations actuelles du gouvernement s’articulent autour de la recherche de solutions pour le consolider davantage et l’orienter vers les catégories vulnérables de la société », a-t-il ajouté. Mais cela prouve que le gouvernement n’a pas de solution, ni de cap.

Parmi les aides sociales que l’Etat consent, l’aide accordée par l’Etat à l’insertion professionnelle des jeunes diplômés. Le gouvernement a instruit le ministère des Finances en coordination avec le ministère de la Solidarité nationale de poursuivre le payement des affectations financières estimées à 5 milliards de dinars, à savoir près de 500 millions d’euros, et ce jusqu’à fin 2017. Une somme non-négligeable dont l’utilisation n’est pas connue. Pis, ce sont souvent des jeunes employés dans le cadre d’emplois précaires. Des milliers d’entre eux ne seront jamais insérés dans des contrats pour des emplois dignes.

Plus que cela, une telle somme pourrait être consacrée à la création de milliers de vraies entreprises créatrices de richesses et d’emplois. Mais comme la totalité du projet gouvernement, cette mesure n’est pas non plus précisée.

Saïd Sadia