Algériepart avait révélé le 20 mai dernier qu’Air Algérie va affréter un avion auprès de la compagnie espagnole Wamos Air dans des conditions floues qui ressemblent étrangement aux circonstances dans lesquelles le partenariat a été conclu avec Swift Air en été 2014 et dont l’un des appareils affrétés par Air Algérie a crashé au nord du Mali alors qu’il assurait le vol AH 5017  entre Ouagadougou et Alger le 24 juillet 2014.
Algériepart a obtenu un autre document exclusif qui sème le doute sur ce marché puisqu’il s’agit d’un rapport de l’auditeur VERITAL, une entreprise qui contrôle techniquement les avions, où il est clairement expliqué que lors du lancement de l’appel d’offres d’Air Algérie en janv­ier 2017, la compagnie espagnole WAMOS AIR n’était même pas en possession de cet avi­on, un Airbus A330-243, qui ne l’a acquis qu’en Février 2017 auprès de la compagnie britannique MONARCH Airlines.
Dans son rapport, l’auditeur avait fait part de ses craintes sur la fiabilité de cet avion et la nécessité de renforcer sa maintenance car son âge dépasse les 18 ans. Et malgré ses remarques et les résultats inquiétants de cet audit, Air Algérie a maintenu son marché avec Wamos Air et cet avion douteux sera utilisé, à parti de la fin de mois de juin, sur des vols reliant Alger à Paris et Djeddah à Oran, Alger et Constantine.
Ce choix de la direction générale d’Air Algérie a suscité un véritable malaise au sein des pilotes de la compagnie battant pavillon national. Aujourd’hui, les langues se délient  et des voix s’élèvent pour s’interroger sur l’attribution de ce marché à une compagnie méconnue et peu fiable alors qu’Air Algérie avait la possibilité d’affréter un appareil plus sécurisé auprès de l’une des meilleures compagnie européenne, à savoir la TURKISH AI­RLINES qui  a soumissionné pour ce même marché avec une meilleure offre et une meilleure prestation :
Selon nos informations, la Turkish Airlines avait proposé à Air Algérie un avion dont “l’âge” ne dépasse pas les 9 ans. Et si le prix proposé par WAMOS AIR était de 7900 EURO par heure de vol, la Turkish Airlines avait exigé uniquement 6950 USD par heure de vol. Et en dépit de ce prix compétitif et du bon état de l’avion de la Turkish Airlines, les managers d’Air Algérie ont opté pour la mystérieuse Wamos Air. Et pourtant, notre compagnie nationale aurait pu économiser prés de 1,8 million d’euros sur un contrat de 8,1 millions d’euros si elle avait jeté son dévolu sur la compagnie nationale turque, une référence reconnue dans le monde entier. Décidément, ce marché d’affrètement arien n’a pas encore livré ses secrets. Algériepart poursuit ses investigations.