En dépit d’une conjoncture financière très éprouvante, les autorités algériennes viennent de décider de recruter encore davantage de policiers, nous apprend la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN). Celle-ci vient d’entamer la réception des dossiers de candidature relatifs au concours de recrutement et de formation des lieutenants de police.

Selon la DGSN, ce recrutement vise à renforcer l’effectif humain et “de se doter en éléments jouissant d’une formation moderne pour qu’ils puissent accomplir leur mission de sécurisation des citoyens et de préservation de leurs biens”. Et pourtant, notre pays compte d’ores et déjà pas moins de 209 mille policiers !

Il faut savoir qu’en Algérie, le nombre de policiers a triplé en l’espace de quatre ans seulement, en passant de 90 000 agents en 2009 à 209 000 agents en 2014. Ces dernières années, la DGSN a procédé à la promotion de plus de 70 000 policiers aux grades hiérarchiques directs, dont la part du lion est revenue à la catégorie des subalternes avec 59 882 promus, soit un taux de 85,54%.

Si l’on s’appuie sur ces chiffres officiels, l’Algérie peuplée par 40 millions d’habitants compte plus de policiers qu’un pays comme la France peuplé par 64 millions d’habitants. En effet, il n’y a que 144 000 policiers en France. L’Algérie est donc une “sécuritocratie” beaucoup plus développée que la sixième puissance au Monde, à savoir la France.

Soulignons enfin que la DGSN a annoncé l’ouverture, à partir du 18 juin 2017, de l’opération de dépôt des dossiers de candidature relatifs au concours de recrutement et de formation des lieutenants de police, hommes et femmes, sur titre, et ce au niveau des bureaux de formation relevant des sûretés de Wilaya et de Daïra réparties sur tout le territoire national.

La DGSN a défini en dernier lieu les conditions d’accès au concours: le candidat doit être âgé entre 22 et 25 ans le jour du concours, il doit jouir de la nationalité algérienne et de tous ses droits civiques et être titulaire d’une licence ou d’un titre équivalent.