A Ouargla, à 800 Km au sud d’Alger, le pétrole gicle toujours et continuellement des puits pour nourrir et faire vivre toute l’Algérie. Mais les enfants d’Ouargla ne gouttent pas encore à cette richesse et subissent une précarité innommable.

En plein Ramadhan, et face aux températures caniculaires, les enfants de la capitale de l’or noir algérien doivent faire preuve d’une incroyable débrouillardise pour se protéger contre a chaleur étouffante qui peut avoisiner facilement les 50 degrés Celsius. Ces enfants sont amenés à faire parler leur instinct de survie pour transformer des bouches d’égout en… piscines.

Des “marécages” artificiels sont créés en plein coeur des quartiers populaires d’Ouargla pour offrir des espaces de baignade aux enfants accablés par la canicule du désert. Des gueltates situées au coeur des oasis permettent, certes, aux habitants d’Ouargla de souffler. Mais cela demeure insuffisant pour une population juvénile grandissante et démographiquement de plus en plus forte.

Les autorités restent les bras croisés face à ce problème obligeant ainsi des habitants à construire des puits pour offrir de la fraîcheur à leurs enfants. Où est passée l’enveloppe de 4,6 milliards de dinars, soit l’équivalent de 45 millions d’euros, qui a été réservée au titre du budget primitif de l’année 2017 pour impulser l’action de développement dans la wilaya de Ouargla ? Avec tout ce budget, il aurait été totalement possible de doter Ouargla et d’autres localités en piscines locales.

Soulignons enfin que la wilaya de Ouargla compte actuellement une seule piscine olympique au chef lieu de wilaya et qui a été inaugurée en 1997, neuf (9) bassins de natation ouverts dans les complexes sportifs de proximité, dont trois (3) dans la commune d’Ouargla et les six (6) autres dans les communes de Rouissat, N’goussa, El-Hedjira, Nezla, Mégarine et Témacine. Ce qui ne répond nullement aux besoins des habitants de cette wilaya du sud du pays privés de fraîcheur et d’évasion.