Analyse. Ces deux erreurs qui expliquent la baisse du niveau scolaire en Algérie

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Deux principales erreurs expliquent les dysfonctionnements de l’école algérienne. C’est du moins ce qui ressort de l’analyse de l’expert Ahmed Tessa, pédagogue et auteur de « L’impossible éradication : l’enseignement du français en Algérie ». 

 

Dans une tribune publiée par le magazine Jeune Afrique, cet expert rappelle qu’Abdelaziz Bouteflika a ouvert le chantier de la réforme de l’école en septembre 2003. Un projet qui « connaît un démarrage laborieux, avec deux principales erreurs ».

« D’abord au sujet du pilotage de la réforme : l’intégration d’une nouvelle approche de l’enseignement, centrée sur les compétences, s’est faite dans la précipitation », déplore le pédagogue selon lequel « il n’y a pas eu de phase expérimentale, pas plus que de formation ciblée des enseignants et des inspecteurs. Et les programmes ainsi que les nouveaux manuels ont été confectionnés à la va-vite, déroutant les professeurs dans leurs classes ».

« La seconde erreur concerne les choix stratégiques », analyse encore Ahmed Tessa qui cite notamment dans sa contribution : « la suppression d’une année dans le cycle primaire (cinq ans au lieu de six) sans que le préscolaire soit généralisé ». Notre pédagogue pointe enfin du doigt « la réintroduction de l’examen de sixième, du brevet et d’un nombre incalculable d’épreuves dites d’évaluation hebdomadaire ». Nous aborderons d’autres points de sa précieuse contribution dans nos prochains articles.