La situation de l’école algérienne est préoccupante, très préoccupante. Et les chiffres ainsi que données révélées par le pédagogue et expert Ahmed Tessa suffisent pour tirer la sonnette d’alarme. 

Preuve en est, sur 100 élèves qui entrent à l’école, seuls quatre arrivent à décrocher le bac sans avoir redoublé, révèle cet expert dans une savante contribution.  

Ahmed Tessa décrypte également une autre anomalie : “dans une année scolaire, l’élève algérien reçoit moins de leçons que ses pairs des autres pays” ! En effet, selon l’analyse d’Ahmed Tessa, l’élève algérien étudie au maximum vingt-quatre à vingt-six semaines par an, alors que les normes internationales ont fixé trente-six voire quarante semaines par an “soit un déficit en apprentissage de presque deux ans sur une scolarité complète de douze ans”, déplore ce pédagogue.

Notre expert pédagogue note enfin que la mauvaise gestion de l’école algérienne a fini “par créer un climat anxiogène fait de pression et de méfiance”. “Dès le primaire, l’élève a peur d’aller à l’école, il saute son petit déjeuner”, regrette Ahmed Tessa d’après lequel l’élève algérien “en classe, il se recroqueville sur lui-même par crainte de la note sanction, du redoublement. Parfois, cela va même jusqu’à la phobie scolaire”.