C’est une nouvelle mesure qui va révolutionner l’univers pénitencier en Algérie. Bientôt le détenu condamné algérien définitivement à une peine ne dépassant pas trois (3) ans, peut , à sa demande ou sur décision du juge de l’application des peines, être libéré et placé sous surveillance électronique, à l’aide d’un bracelet électronique.

C’est du moins ce qu’assure le ministre de la Justice, Tayeb Louh selon lequel cette mesure entrera en application “une fois le projet de loi approuvé en Conseil des ministres et adopté au parlement”. “Au lieu de purger le restant de sa peine en prison, le détenu peut le purger en dehors de l’établissement pénitentiaire et sera ainsi surveillé par le biais de ce même bracelet”, se réjouit le même ministre lequel ne manque pas de préciser que le détenu condamné à une peine de plus de (3) ans peut bénéficier de ce dispositif électronique, lorsque le restant de sa peine est de trois années ou moins.

Dés l’application de ce projet, l’Algérie sera enfin “le premier pays arabe et le deuxième africain après l’Afrique du Sud, à recourir à ce moyen juridique moderne, à l’instar des pays de l’Europe et des Etats Unis d’Amérique qui ont déjà adopté ce dispositif”, conclut le même haut responsable.