Une journée seulement après avoir accusé, implicitement, le gouvernement de « populisme » Ahmed Ouyahia se rétracte. Le secrétaire général du RND, qui a présidé une réunion du Conseil national de son parti tenue vendredi et samedi à Alger, accuse la presse d’être derrière cette « compréhension erronée ». 

« Cette fausse interprétation pouvait être évitée d’autant que l’allocution avait été distribuée dans les deux langues arabe et française », a-t-il estimé. « Qui sont les démagogues? Est ce le Gouvernement qui a élaboré la loi de Finances 2017 et la loi sur la Retraite ou ceux qui l’ont accusé d’abandon des intérêts du peuple et des droits des travailleurs? », s’est-il  interrogé.

Qu’à cela ne tienne, Ahmed Ouyahia, qui donnera dimanche une conférence de presse, a rappelé qu’il n’a pas l’intention de s’opposer à Abdelaziz Bouteflika. « Nous avons réitéré notre soutien au Président de la République et nous avons assuré de notre appui le Gouvernement de notre pays pour la mise en œuvre du programme présidentiel et dans toutes ses démarches à commencer par son programme d’action qui sera présenté dans les prochains jours   devant les membres de l’Assemblée nationale populaire (APN) et ensuite devant les membres du Conseil de la Nation », a affirmé M. Ouyahia.

Arrivé deuxième lors des élections législatives de 4 mai dernier, le RND n’a pourtant pas obtenu de places supplémentaires dans le gouvernement constitué par Abdelmadjid Tebboune. Seuls deux militants du parti de Ahmed Ouyahia ont gardé leurs postes. Il s’agit de Azedine Mihoubi et de Tayeb Zitouni.

Saïd Sadia