Malgré les scandales, les affaires entre Sonatrach et ENI ne s’arrêtent pas. Les deux compagnies pétrolières ont signé, samedi à Alger, un nouvel accord de partenariat, annonce Sonatrach dans un communiqué.

Il s’agit d’accords de partenariat permettant « la poursuite de   l’exploitation conjointe de gisements d’hydrocarbures et la réalisation de travaux additionnels pour augmenter les réserves récupérables d’hydrocarbures », a précisé Sonatrach dans son communiqué repris par l’agence officielle APS.  La signature de ces accords « s’inscrit dans le cadre de la coopération continue qui caractérise les excellentes relations entre Sonatrach et Eni, qui confirment leur volonté de conforter leur partenariat historique », note le communiqué.

La précision se limite à ce niveau. Mais avant ce nouvel accord, les dirigeants des deux compagnies se sont récemment rencontrés. Les discussions entre Abdelmoumen Ould Kaddour et Claudio Descalzi avaient porté, en mai, sur l’état du partenariat entre Sonatrach et ENI « caractérisé par une coopération de longue date qui lie les deux entreprises dans le domaine de l’industrie des hydrocarbures en Algérie ». M. Ould Kaddour a assuré M. Descalzi de la disponibilité de Sonatrach à conforter le partenariat avec ENI notamment dans l’amont, la pétrochimie, la Recherche et Développement et dans la   commercialisation du gaz naturel et du GNL. Sonatrach restait « ouverte à toute proposition de collaboration mutuellement bénéfique », avait également estimé le responsable algérien.

Cette nouvelle lune de miel dans les relations entre les deux compagnies est récente. Les liens entre Eni et Sonatrach ont souvent suscité de la méfiance. Des contrats entre les deux compagnie ont fait scandale. C’est notamment le cas de l’affaire Sontrach2 dans laquelle des responsables de la compagnie nationale sont soupçonnés de corruption. Pis, la compagnie italienne est soupçonné d’avoir surfacturé des projets et payé des pots de vins à de hauts responsables algériens pour obtenir de gros contrats en Algérie. L’affaire est toujours en instruction en Italie. Mais elle est totalement oubliée en Algérie.

Saïd Sadia