L’Algérie peine à se nourrir avec ce qu’elle produit sur son propre territoire. Et en dépit de tous les projets lancés dans l’agriculture et tous les immenses budgets débloqués, notre facture alimentaire ne cesse de battre des records. Au cours des 4 premiers mois de cette année 2017, la situation n’a nullement changé. 

Au contraire, les nouveaux chiffres par les chiffres des douanes communiqués par sont vraiment terrifiants. Preuve en est, rien que le montant des importations du lait et produits laitiers s’est chiffrée à 545,25 millions de dollars sur les quatre premiers mois de 2017 (contre 311,85 millions de dollars sur les quatre premiers mois en 2016), soit une hausse de près de 75%.

Pour ce qui est des viandes, les importations se sont chiffrées à 96,65 millions de dollars (contre 72,22 millions de dollars), en augmentation de près de 34%. Quand aux sucres et sucreries, la facture d’importation s’est établie à 293,71 millions de dollars (contre 244,62 millions de dollars), en hausse de près de 20,1%.

La facture d’importation du café et thé s’est établie à 128,22 millions de dollars (contre 108,22 millions de dollars), un bond de près de 18,5%.

Les légumes secs et autres ont été importés pour un montant de 133,72 millions de dollars (contre 128,74 millions de dollars), en hausse de près de 4%. Ainsi, la facture d’importation des ces six produits a augmenté à 2,14 milliards de dollars sur les 4 premiers mois de 2017 contre 1,83 milliard de dollars à la même période de 2016 (+17,07%).  C’est dire enfin que l’Algérie échoue à retenir ses devises et ne réussit toujours pas à exploiter ses vastes terres agricoles pour satisfaire sa faim. Cette dépendance est dangereuse.