Naguib Sawiris ne compte plus ses échecs. L’homme d’affaires égyptien, qui était patron de Orascom télécom lorsque Djezzy a obtenu sa licence, a définitivement perdu son procès contre l’Etat algérien.

Pour protester contre le rachat de OTM (Orascom télécom Algérie, devenue Omnium télécom Algérie) par l’Etat algérien, l’égyptien a sollicité un tribunal arbitral international. Il réclamait 4,4 milliards de dollars de dommages et intérêts à l’Etat algérien. Mais la justice l’a débouté. «Un tribunal arbitral a rejeté sa réclamation d’un montant de 4 milliards de dollars à l’encontre du gouvernement algérien dans le cadre du contentieux lié à l’affaire Djezzy. Le tribunal a également condamné Orascom à payer l’intégralité des frais de procédure pour un montant de 673 975 dollars ainsi qu’ à rembourser les frais supportés par l’Algérie pour un montant de plus de 3,5 millions de dollars », révèle Farid Alilat, journaliste au magazine jeune Afrique qui a beaucoup travaillé sur le sujet.

Cette déchéance doit s’ajouter à la perte de la filiale algérienne de son ancien empire des télécoms. Après des années de discussions, l’Etat algérien a racheté, en 2015, 51% des actions de OTM pour près de 5 milliards de dollars. Le reste des actions est toujours entre les mains du Russe Vimpelcom. C’est cette compagnie qui contrôle toujours la gestion de la compagnie qui trouve des difficultés à relever la tête dans le marché algérien.

Du temps où Naguib Sawiris contrôlait Orascom, Djezzy avait connu des difficultés en 2009 suite aux incidents qui avaient suivi le match barrage Algérie-Rgypte comptant pour les éliminatoires de la coupe du monde 2010.

Saïd Sadia