Les autorités marocaines font de la politique au détriment de la vie de plusieurs familles des réfugiés syriens qui subissent les affres de la misère et les pires privations en ce mois sacré du Ramadhan. 

Alors que l’Algérie a décidé de rouvrir ses frontière pour ces familles bloqués depuis six semaines au niveau d’une zone située tout près de Figuig, au Maroc, les militaires marocains refusent de les laisser passer par la frontière. Les Marocains veulent qu’ils reprennent la route des contrebandiers qu’ils ont empruntée. Depuis plusieurs jours, les militaires marocains empêchent les habitants de la localité de Figuig de transmettre eau et nourriture aux migrants, alors même que dans cette zone, les températures dépassent les 40°.

C’est un véritable crime déguisé qui révolte les organisations de défense des droits de l’homme. Face à cette situation, le ministère des Affaires étrangères nous a fait parvenir ce communiqué :

“Dans le cadre de la mise en œuvre de la décision des plus hautes Autorités algériennes d’accueillir, à titre exceptionnel et humanitaire, à la demande du Haut Commissariat des Nations Unies pour les  Réfugiés, le groupe de ressortissants syriens bloqués à Figuig en territoire marocain depuis le 17 avril dernier, le gouvernement algérien a dépêché sur place à Béni-Ounif une délégation officielle chargée de l’accueil, à laquelle s’est joint le Représentant du HCR en Algérie, Mr Hamdi BOUKHARI.

 

Un dispositif spécial a été mis en place et les moyens humains et matériels adéquats ont été mobilisés pour assurer l’hébergement, dans des conditions décentes et prodiguer les soins nécessaires conformément aux traditions d’hospitalité du peuple algérien au groupe en question.

 

En dépit de toutes les dispositions prises pour accueillir ce groupe de migrants, le HCR n’a pas été en mesure d’aboutir à une solution.

 

Devant cette situation regrettable, l’Algérie se voit contrainte de lever provisoirement le dispositif mis en place pour leur accueil et leur prise en charge et ce, dans le respect des règles et de la pratique internationales en la matière”.