En Algérie, les autorités poursuivent leur traque des membres de la communauté  Ahmadiyya. Et le mois sacré du Ramadhan ne fait pas fléchir la volonté répressive de nos autorités. A Batna, à l’est du pays, pas moins de six Ahmadis ont été condamnés à de lourdes peines. 

(A.H) 44 ans, (B.B) 47, (B.A) 46 ans, (M.D) 28 ans et (B.H) 34 ans ainsi que (M.MS) 49 ans  sont accusés de plusieurs délits pour la simple raison qu’ils pratiquent un cule différent de celui de la majorité des Algériens. Pratique de rites religieux dans des lieux non attribués, collecte de dons sans autorisation, gestion d’activités d’association non agréée, possession et distribution de publications de sources étrangères susceptible de porter préjudice à l’intérêt national, les chefs d’accusation qui pesaient contre ces concitoyens étaient des plus sévères.

Le 27 mars dernier, le tribunal de Batna condamne 5 de ces ahmadis à une peine de 4 ans de prison ferme avec une amende de trente (30) millions de centimes. Seule la sixième personne a été condamnée à 2 ans de prison ferme. Selon les témoignages de ces fidèles de l’Ahmaddiya, le cauchemar a commencé le 10 Janvier 2017où ils se sont réveillés en découvrant que leurs domiciles sont encerclés par les patrouilles de la gendarmerie sur ordre du Procureur de la République pour fouiller leurs maisons. Des livres et des ordinateurs ont été saisis par la suite et les mis en cause ont été conduits au siège de la brigade de la gendarmerie nationale, où ils ont été interrogés. Le 20 mars, ils ont été présentés devant le tribunal d’Ain-Touta qui a rendu son verdict. Ce mercredi 7 juin, la Cour de Batna a rouvert ce dossier pour l’examiner.