Avant de quitter son poste de Premier Ministre, Abdelmalek Sellal a fait un précieux cadeau à Ali Haddad, le milliardaire et patron du FCE. Alors que l’importation du fer à béton est sujette au dispositif des licences d’importation, le richissimes Ali Haddad s’aventure à acheter pas moins de 20 mille tonnes de fer à béton auprès de l’italien Feralpi. La transaction a été négociée entre le patron de l’ETRHB et l’entreprise SAFET Torino Italie comme nous le prouvent les photos du contrat et étiquettes obtenues par Algériepart suite à des investigations approfondies. 

Ali Haddad achète cette marchandise pour un prix qui avoisine les 8 millions d’euros. Il s’agit effectivement de 20 mille tonnes de fer qui seront transportés vers l’Algérie à bord de 4 bateaux. Les deux premiers bateaux ont été chargés au niveau du port italien de Chiogia. Le premier navire était d’ores et déjà prêt le 20 avril dernier.

Il s’agit de deux navires qui ont transporté pas moins de 10 mille tonnes pour les débarquer sur les quais du port d’Alger. Fin avril,  le premier navire d’Ali Haddad, le M/V Haci Hilmi, a débarqué sa marchandise sur le quai 36 du port de la capitale.  Jusqu’à cette date, Ali Haddad ne dispose d’aucune licence d’importation qui l’autorise d’importer cette matière première. La marchandise reste bloquée au niveau du port et tous les autres importateurs pensaient que le gouvernement va lancer les licences d’importation pour légaliser l’opération d’importation d’Ali Haddad et permettre ainsi aux autres opérateurs algériens d’acquérir du fer à l’étranger. Mais ce qui s’est passé par la suite restera dans les annales de la gouvernance économique de notre pays.

Le Premier Ministre, Abdelmalek Sellal, intervient personnellement dans ce dossier et instruit le gouvernement d’accorder une dérogation spéciale au profit d’Ali Haddad pour que ce dernier puisse introduire sa marchandise et l’utiliser en Algérie. Sur ordre de Sellal, une nouvelle note a été taillée sur mesure pour les besoins du richissime Ali Haddad. Dans cette note obtenue par Algeriepart, l’Association des Banques et Etablissements Financiers (ABEF), instruit les banques algériennes de permettre aux opérateurs qui réalisent des projets socio-économiques ou des hôtels de luxe d’importer pour leurs propres comptes tous les produits, matériaux ou équipements qui sont nécessaires pour leurs travaux. Des critères qui correspondent parfaitement au profil actuel d’Ali Haddad.

 

Grâce à cette brèche exceptionnelle, Ali Haddad a été le seul homme d’affaires en Algérie qui a pu importer du fer à béton sans se soumettre à l’obligation de détenir une licence d’importation. Et c’est ainsi que le deuxième navire d’Ali Haddad a pu embarquer au port d’Alger à la fin du mois de mai. Un troisième navire transportant 5000 tonnes de fer devrait être réceptionné à Annaba et un quatrième transportant le même volume de marchandise est également attendu à Béjaïa. Avec ces privilèges, et le coup de pouce de Sellal, Ali Haddad se positionne au-dessus de toutes les lois de notre pays.