Par ces temps de disette financière et d’austérité justifiée, certains hauts cadres de l’Etat s’offrent des privilèges onéreux et scandaleux. Ainsi, au ministère de la Santé, lorsqu’il était dirigé par Abdelmalek Boudiaf, la chargée d’études et de synthèse (CES) était en arrêt de travail justifié par un arrêt maladie. 

Déposé au niveau de la DRH du Ministère de la Santé, cet arrêt de travail offrait à cette cadre dirigeante un congé  de 21 jours. Bizarrement,  c’est durant cette même période, que cette haut responsable profite d’une mission de travail aux Etats-Unis.

Entre temps, le ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf, est limogé de son poste. Et cette haut responsable regagne Alger le jeudi 25 mai. Le lendemain, le vendredi 26 mai, juste avant la passation de consignes avec le nouveau ministre du secteur, la CES, chargée des relations avec les syndicats de son secteur, retrouve son bureau au ministère de la Santé alors qu’aucune administration ne travaille ce jour-là. Et comme par hasard, à la direction des ressources humaines de ce ministère, personne n’a pu retrouver la trace du fameux faux arrêt de travail de la CES. Celle-ci a bien profité des incertitudes de la transition pour se racheter une virginité.