Sonatrach a préféré encore une fois régler à l’amiable un autre conflit avec une grande entreprise française. En effet, lundi,  TechnipFMC a annoncé le règlement à l’amiable de son litige avec le groupe pétrolier Sonatrach lié aux travaux de réhabilitation de la raffinerie d’Alger.

“Sonatrach et TechnipFMC ont décidé de régler de manière complète et définitive tous les différends relatifs à la résiliation du contrat de réhabilitation de la raffinerie d’Alger et de mettre fin immédiatement à la procédure d’arbitrage”, écrit dans un communiqué TechnipFMC. “Thierry Pilenko, président exécutif de TechnipFMC, a déclaré être très heureux d’être parvenu au règlement final et amiable du litige. Cet accord est satisfaisant pour les deux parties et nous permet désormais de regarder ensemble vers l’avenir.”

Sonatrach ouvre ainsi une nouvelle page avec les entreprises françaises contre lesquelles elle s’est lancée dans une croisade sans merci. Pour preuve, en avril, Sonatrach et la major pétrolière française Total ont annoncé le règlement à l’amiable de leurs différends dans le cadre de la signature d’un nouvel accord global de partenariat.

Pour rappel, le groupe Sonatrach a résilié en juillet 2015 un contrat d’un milliard de dollars (880 millions d’euros) conclu en 2010 avec le groupe d’ingénierie français Technip. Technip avait remporté en décembre 2010 le contrat pour la réhabilitation de la raffinerie de Sidi Arcine, dans la banlieue sud-est d’Alger. D’une durée de 38 mois et d’un montant d’environ 963 millions de dollars hors taxes, il prévoyait que le groupe français réhabilite en partie l’installation pour augmenter de 35% sa capacité de production et lui permettre de produire des carburants aux normes internationales. Mais le Français n’avait pas honoré ses engagements prétextant que les canalisations de cette raffinerie devaient être totalement refaites.