L’Algérie subit une sévère crise financière depuis 2015/2016. Mais la chute de nos revenus pétroliers et des recettes fiscales de l’Etat n’empêche pas nos autorités de dépenser sans compter pour s’offrir des équipements avec lesquels les services de sécurité peuvent réprimer la moindre contestation citoyenne. 

Preuve en est, comme nous le démontre ce document obtenu par Algériepart, plus de 3 millions de dollars ont été dépensés en mai 2016 pour acheter auprès d’un opérateur brésilien pas moins de 200.000 cartouches de gaz lacrymogène. La société brésilienne qui a fourni ces munitions à l’Algérie s’appelle Condor SA Industria Quimica. Le marché a été supervisé par la DGSN et le ministère de l’Intérieur.

Cette importante commande démontre que les budgets pour les équipements répressifs et sécuritaires n’ont jamais baissé alors que des grands chantiers de l’Etat ont été suspendus ou terriblement ralentis en raison du tarissement des ressources financières de notre pays. Cette commande reflète également le niveau de préparation de nos forces de sécurité pour parer à des éventuelles contestions ou protestations populaires.