Lorsqu’il était ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf, a bien choyé ses enfants. Preuve en est, il leur a permis de créer une entreprise commercialisation et de fabrication de produits pharmaceutiques. Et ce sont les services dirigés par “Papa” qui ont délivré le précieux agrément aux “enfants” pour qu’ils puissent développer leurs affaires dans la tranquillité la plus totale.

C’est une situation de conflit d’intérêts qui soulève de nombreux soupçons. Depuis le 11s septembre 2013 jusqu’au 27 mai 2017, Abdelmalek Boudiaf dirigeait d’une main de fer le ministère de la Santé. Et comme par hasard, le 06/01/2016, ses deux enfants Boudiaf Houda et Boudiaf Zakaria ont immatriculé leur entreprise appelée Human Pharmaceutical et son siège est basé au niveau de la zone industrielle de Zéralda, Alger. Le 06/03/2016, les statuts de cette entreprise ont été modifiés. Et les deux enfants du ministre ont pris un associé dénommé Naceri Salim.

Nos investigations nous ont permis d’identifier cette personne, originaire d’Oued Athmenia dans la wilaya de Mila,  qui possède une entreprise de promotion immobilière appelée Khadranas Promotion. Naceri Salim, Houda Boudiaf et Zakaria Boudiaf ont obtenu l’agrément numéro 166 pour travailler dans l’industrie pharmaceutique. Cet agrément a été délivré, comme le prévoit la réglementation en vigueur, par la direction de la pharmacie et dés équipements de santé du ministère de la Santé dirigé par le “Papa” Abdelmalek Boudiaf.

Nous sommes bel et bien face à une collusion d’intérêts qui suscitent de nombreuses interrogations d’autant plus qu’un ministre de la Santé peut aisément influencer le travail de la commission centrale de la nomenclature des produits pharmaceutiques destinés à la médecine humaine. C’est cette instance qui délivre les autorisations d’exploitation d’un établissement industriel dans le secteur pharmaceutique. Dans ce contexte, Abdelmalek Boudiaf doit vraiment s’expliquer face à cette situation de conflit d’intérêts.