“Je ne me sens pas désavoué par Saïd Bouteflika”. C’est avec ces termes que le premier responsable de la chaîne de télévision Ennahar TV a confié à Algériepart ses impressions à la suite de la participation surprenante de Saïd Bouteflika au rassemblement organisée devant le siège de l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (ARAV) à Alger-centre. 

“J’espère qu’à partir d’aujourd’hui, ils ne diront plus jamais qu’Ennahar TV appartient à Saïd Bouteflika”, a expliqué encore Anis Rahmani à Algériepart en soulignant qu’il ne se sent concerné ni de près ni de loin par la sortie du frère et conseiller du Président de la République. “Il est libre de faire ce qu’il veut. Sa participation à ce rassemblement n’aura aucune incidence sur notre ligne éditoriale. Nous sommes une chaîne privée qui n’appartient à aucun cercle du pouvoir”, jure Anis Rahmani d’après lequel la suppression des deux caméras cachées qui ont soulevé une vague d’indignation n’a aucune relation avec la sortie de ce samedi matin de Saïd Bouteflika.

“J’ai vu que la polémique a pris une dimension démesurée, j’ai décidé alors de procéder à la suspension de deux caméras cachées. Cette décision n’est pas du tout liée à Saïd Bouteflika”, assure notre interlocuteur qui confie ne pas comprendre toutes les sévères critiques dont Ennahar TV fait l’objet depuis plusieurs jours. “Il y a une erreur commise par deux journalistes et j’ai présenté jeudi dernier mes excuses. Pourquoi en faire une affaire d’Etat ?”, s’interroge le patron du groupe Ennahar selon lequel sa chaîne de télévision maintiendra sa “vision” et sa “ligne éditoriale”. “Nous avons notre propre vision de l’Algérie. Nos détracteurs ne veulent pas le comprendre”, ajoute Anis Rahmani qui jure enfin qu’il n’a jamais reçu des ordres de la part de Saïd Bouteflika.